Clansayes, 1er août 2010 - Salle de la Voûte
A 18h00 - 20.000 lieues sous les mers de Stuart Paton
(20,000 Leagues Under the Sea) 1916 - 1h45 - N&B teinté - Muet, cartons français - Musique originale - Aventures pour les cinéphiles amateurs de films rares
Le Film de 1916
Nous sommes en 1866. Le monde est terrorisé par les récits d'un monstre gigantesque qui vit dans la mer et qui attaque et détruit les bateaux, tuant leurs équipages. La terreur domine les hautes mers. Les Etats-Unis ont décidé d'affréter l'Abraham Lincoln pour débarrasser les océans du monstre des profondeurs. Le professeur Aronnax, un scientifique français renommé, et sa fille, compagne de tous les instants, sont invités à rejoindre l'expédition... C'est le premier film comportant des prises de vue sous-marines. On doit la prouesse technique aux frères Ernest et George Williamson qui sont les seuls à posséder le secret d'une telle photographie.
Générique
Réalisateur : Stuart Paton Scénariste : Stuart Paton Acteurs : Allen Holubar (le Capitaine Nemo), Dan Hanlon (Prof. Aronnax), Lois Alexander (la fille du Prince Daaker), Curtis Benton (Ned Land), Wallace Clarke (Pencroft), Howard Crampton (Cyrus Harding). Image : Eugene Gaudio Société de production : Universal Film Manufacturing Company
A propos de cette œuvre
Cette première adaptation en long-métrage de Vingt Mille Lieux sous les Mers, doit beaucoup aux précédents travaux des frères Williamson qui conçurent les premiers films dans l'élément marin, cela deux ans plus tôt, avec le film plus qu'évocateur Thirthy Leagues Under the Sea (Trente Lieux sous la Mer, août 1914). C'est ainsi que, aux vues de leurs précédentes expériences, ils seront chargés ici de réaliser de nombreuses prises de vues sous-marines aux Bahamas, où se déroulait dans le roman la fameuse et terrible rencontre, conférant à cette œuvre de fiction, une approche plus réaliste des profondeurs. C'est également en ces lieues que sera tourné le Vingt Mille Lieux sous les Mers de Disney en 1954 et une partie du matériel de 1914 sera également réutilisée dans plusieurs prises de vues.
Outre que cette transposition puisait également dans le récit de L'Île Mystérieuse, Stuart Paton (1883-1944), acteur à ses débuts, et surtout scénariste et réalisateur, y insérera également quelques éléments évoquant d'autres romans d'aventures, telle la présence d'une jeune femme, enfant sauvage (Jane Gail) sur la dite île mystérieuse, et dont on apprendra plus tard la réelle identité.
Le film sera tourné par le studio Universal qui venait d'être créé quatre ans plus tôt par Carl Laemmle. Ce studio, qui avait commencé par adapter de nombreux romans populaires, deviendra dans les années vingt, un habitué des productions du genre fantastique et d'horreur. Jules Verne y sera à nouveau adapté avec Around the World in 18 Days, un serial de douze films tourné entre 1922 et 1923, ainsi que Michael Strogoff dans les années trente.
Dans cette adaptation, le Nautilus n'est pas la proie d'un calmar géant. Cette scène du roman est transposée ici par l'attaque d'un énorme poulpe sur un plongeur. Ce dernier sera sauvé grâce à la bravoure du capitaine Nemo qui viendra à son secours. Hypnotisé par cette scène, beaucoup de spectateurs de l'époque pensèrent que le poulpe était réel, mais il s'agissait en fait d'une création de John Ernest Williamson. A l'aide de toiles, de boules en caoutchouc, de ressorts, tout cela sous l'emprise de l'air comprimé et manipulé avec un plongeur à l'intérieur de la tête, Williamson réussit à donner vie à sa créature avec un fort réalisme. L'acteur John Barrymore, qu'il rencontrera en 1929 sur Mysterious Island, lui avouera qu'il avait été très impressionné à la vision du monstre marin.
On notera concernant le choix du poulpe sur le calmar, que Jules Verne lui-même avait fait quelques petites erreurs. En effet, ces deux créatures appartenant à la famille des céphalopodes, font toutefois parti de deux ordres différents. Dans le roman, l'écrivain ne fait pas de distinction et utilise les deux appellations pour le monstre marin.
C'est Allen Holubar (1888-1923), déjà dirigé de nombreuses fois par Paton depuis 1915, et qui commençait cette année là, en 1916, une carrière parallèle de metteur en scène, qui donna vit à cette première interprétation du capitaine Nemo sur un écran. Il y était peu reconnaissable, le film soulignant d'une part les origines indiennes du capitaine, il avait été maquillé et habillé à cet effet, et d'autre part, à la barre de son submersible, il était affublé d'une barbe blanche assez fournie. Son épouse, l'actrice Dorothy Philipps avait également joué à l'époque sur quelques uns de ses scénarii, cela sous la direction de Stuart Paton, notamment en 1914 avec The Lady of the Island.
Sources mobilis.in.mobile.free.fr/oeuvres/fiche.php?id=6 www.imdb.fr/title/tt0006333/ www.scifi-movies.com
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Clansayes, 1er août 2010 - Place Bertrand de Clansayes
A 21h30 - 20.000 lieues sous les mers de Richard Fleisher
(20,000 Leagues Under the Sea) 1954 - 2h07 - Couleur - VOST - Aventures
Le Film de 1954
1868, à San Francisco. Le professeur Arronax, spécialiste de la faune sous-marine. et son fidèle assistant Conseil s'embarquent à bord du "Lincoin", affrété par le gouvernement américain pour faire la chasse à un monstre inconnu qui coule les bateaux et ravage les océans du globe. Le "Lincoin" ne tarde pas à être attaqué et coulé par le monstre. Arronax, Conseil et Ned Land le harponneur sont recueillis sur un étrange submersible, le "Nautilus", commandé par le mystérieux capitaine Nemo...
Générique
Réalisateur : Richard Fleischer Scénariste : Earl Felton Acteurs : Kirk Douglas (Ned Land), James Mason (le capitaine Nemo), Peter Lorre (Conseil), Paul Lukas (le professeur Aronnax), Carleton Young (John Howard), Ted De Corsia (Farragut), JM Kerrigan (Billy), Robert J Wilke (le second), Fred Graham (Casey Moore), Percy Helton (le conducteur), John Daheim (un marin), Jack Gargan (un journaliste) Musique : Paul J.Smith Image : Franz Planer Montage : Elmo Williams Création des décors : Harper Goff Direction artistique : John Meehan, Harper Goff Société de production : Walt Disney Productions
A propos de cette œuvre
On peut sans peine imaginer ce qui plaît à Walt Disney lorsqu'il produit cette éclatante adaptation de Jules Verne. A bord du Nautilus, tous les publics seront conquis : l'apparition fantasmagorique du sous-marin monstrueux aux « yeux » phosphorescents, ou celle du poulpe géant - revanche de la nature sur la machine - sont des scènes qui marquent.
Mais, derrière la caméra, il y a Richard Fleischer, qui voit dans le roman plus qu'un banal récit de science-fiction. Car cette plongée dans les abysses se conjugue avec l'exploration d'une âme damnée, celle du capitaine Nemo. L'interprétation hagarde et torturée de James Mason, l'atmosphère lugubre, la musique funèbre donnent toute la mesure de cet homme mi-philosophe, mi-savant fou, qui entend créer son utopie dans la violence et la mégalomanie. Pour illustrer l'obsession de Nemo, Fleischer finit même par le confondre avec sa machine : l'un perd tout contrôle, l'autre dépérit comme un être vivant... Prémonitoire métaphore d'une science toute-puissante où la « force dynamique », découverte par Nemo au XIXe siècle, annoncerait l'énergie atomique meurtrière de 1945.
L'une des premières réalisations de fiction jouée par des acteurs, produite par les studios Walt Disney, spécialisés depuis 1928 dans la confection de dessins animés.
Le budget du film fut colossal : plus de 5 millions de dollars. Donner à voir le fameux "Nautilus" imaginé en 1870 par Jules Verne nécessita la construction grandeur nature d'un décor sous-marin de 60 mètres de long sur six mètres de large conçu par le décorateur John Meehan. C'est le spécialiste des effets spéciaux des studios Disney, Ub Iwerks, qui dirigea l'animation de la pieuvre géante constituée entièrement de caoutchouc monté sur des armatures d'acier à ressorts.
Les extérieurs du film furent tournés à la Jamaïque et les séquences sous-marines au large des Bahamas, où l'eau est particulièrement claire. En 1907, Georges Méliès avait adapté à sa manière le roman de Jules Verne, le transformant en 20 000 Lieues sous les mers ou le cauchemar d'un pêcheur avec... le corps de ballet du Châtelet dans le rôle des naïades!
C'est la transposition la plus célèbre, la plus aboutie et la plus réussie du roman de Jules Verne publié en 1870. Le film est très proche du roman, et hormis quelques ajouts collés surtout pas la production comme l'otarie, pure élément Disney, presque tous les épisodes successifs sont relatés. Le voyage au fond des mers donne lieu à une succession d'épisodes savoureux et constitue une magnifique galerie d'images : la visite d'une cité engloutie (l'Atlantide), le combat contre le poulpe géant pour ne citer que ceux-ci...
Le roman
Vingt Mille Lieues sous les mers est l'un des romans les plus connus de Jules Verne, paru en 1869. Il le rédigea en sa villa La solitude dans la commune du Crotoy. L'œuvre fut publiée tout d'abord en feuilleton dans le Magasin d'Éducation et de Récréation du 20 mars 1869 au 20 juin 1870. Puis elle fut mise en vente en gd. in-8°, sous cartonnage personnalisé, à partir du 16 novembre 1871.
Sources Ophélie Wiel/Télérama, Samedi 11 juillet 2009 www.cineclubdecaen.com www.imdb.com wapedia.mobi/fr/Vingt_Mille_Lieues_sous_les_mers
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La Garde-Adhémar, 2 août 2010 - Cours de l'école
A 21h30 - Michel Strogoff
1956 - 1h48 - Couleur - VF - Aventures
Le Film
Michel Strogoff, capitaine aux Courriers du Tsar, est envoyé par celui-ci à Irkoutsk auprès du grand-duc son frère, pour l'avertir du danger que lui fait courir l'ex-colonel félon Ogareff, qui a soulevé les Tartares de Féofar Khan. L'officier doit traverser la Sibérie en révolte et en partie conquise par les Tartares sous le déguisement d'un marchand et escorté d'une jeune fille qui passera pour sa femme.
Générique
Réalisateur : Carmine Gallone Scénariste : Marc-Gilbert Sauvajon Acteurs : Geneviève Page (Nadia Fédor), Jacques Dacqmine (Le Grand-Duc), Sylva Koscina (Sangarre), Gérard Buhr (Henry Blount), Louis Arbessier (Le Tsar Alexandre II). Image : Robert Lefebvre Lieu de tournage : Centralni Filmski Studio Kosutnjak, Belgrade, Serbie Société de production : Illiria Film
Le réalisateur : Carmine Gallone (1886-1973)
Doué pour l'écriture, Carmine Gallone écrit sa première pièce à l'âge de quinze ans. En 1911, il remporte un concours de tragédie en vers. Après un passage par l'écriture de scénarios, il se lance dans la réalisation à partir de 1914. Carmine Gallone devient rapidement l'un des grands réalisateurs du muet italien durant la Première Guerre mondiale, tournant avec les grandes actrices de l'époque telles Lyda Borelli (La Donna nuda, 1914 ; La Falena, 1916) et son épouse Soava Gallone (Senza colpa, 1915 ; Maman Poupée, 1919). Cette période faste, au cours de laquelle il tourne aussi bien des mélodrames que des reconstitutions historiques (Gli Ultimi giorni di Pompei, 1926), prend fin au début des années 1930, alors que le cinéma muet italien traverse une crise. Carmine Gallone quitte alors l'Italie. Après un séjour en Allemagne puis en Angleterre, il gagne la France et réalise trois films : Le Chant du marin (1930), Un soir de rafle (1931) et Un fils d'Amérique (1932). De retour dans son pays, le réalisateur retrouve rapidement le statut de ses débuts, enchaînant deux films par an jusqu'en 1943. Entre plusieurs commandes de films de propagande, tel Scipion l'Africain (1937), dont la plupart se traduisent par des échecs, Carmine Gallone revient à l'une de ses spécialités, le film musical, mettant notamment en scène une biographie de Giuseppe Verdi (1938) ou encore Il Sogno di Butterfly (1939). Après guerre, il continue à mettre en scène des films musicaux (Rigoletto, 1946 ; La Forza del destino, 1949 ; La Maison du souvenir, 1954), renoue avec les péplums (Messaline, 1951 ; Carthage en flammes, 1959), tout en s'essayant à la comédie avec la série des Don Camillo.
Sources
fr.wikipedia.org www.imdb.fr/title/tt0049501/ cinema.encyclopedie.films.bifi.fr/index.php?pk=48670 cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=11664
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Chamaret, 3 août 2010 - Tour de Chamaret
A 21h30 - Voyage au centre de la Terre
(Journey to the Center of the Earth) 1959 - 2h12 - Couleur - VOST - Aventures fantastiques
Le Film
Le professeur Lidenbrock découvre sur un morceau de lave des indications permettant de retrouver le cratère d'un volcan éteint, par lequel un savant disparu s'était enfoncé vers le centre de la Terre. Il décide de monter une expédition. Ce film est l'une des meilleures adaptations de Jules Verne à l'écran. Et une étrange pépite dans la carrière de Henry Levin. Sans doute faut-il surtout créditer ses collaborateurs de cette réussite, à commencer par le scénariste et producteur Charles Brackett, qui a pris des libertés avec le roman, mais en a parfaitement respecté l'esprit. James Mason (le Nemo de Vingt Mille Lieues sous les mers, de Richard Fleischer) apporte cette flegmatique et imperturbable malice propre aux plus délicieux récits d'extrapolations scientifiques. La qualité des décors et des trucages, au charme rétro, reflète enfin sans les trahir les rêves suscités par le livre : les images de forêts minérales, algues phosphorescentes, déserts de sel, cavernes plantées de champignons géants, repaires de monstres préhistoriques sont de celles qui s'incrustent dans l'imaginaire du spectateur ayant gardé son âme d'enfant.
Générique
Réalisateur : Henry Levin Acteurs : Pat Boone (Alexander 'Alec' McKuen), James Mason (Sir Oliver S. Lindenbrook), Arlene Dahl (Carla Göteborg), Diane Baker (Jenny Lindenbrook), Thayer David (Count Saknussem), Peter Ronson (Hans Belker). Scénaristes : Walter Reisch, Charles Brackett Image : Leo Tover Lieu de tournage : Édimbourg, Ecosse, GB / Nouveau Mexique, USA / Malibu, Californie, USA Société de production : Cooga Mooga
Voyage au centre de l'imagination...
Le professeur Oliver Lindenbrook part en quête du centre de la terre étant convaincu que longtemps avant lui un explorateur du nom de Saknussem y soit parvenu mais non revenu. Jules Verne fait partit de ses auteurs qui ont ouvert le public à la science fiction, voir mieux certains disent qu'il en est le créateur. Une chose est sûre c'est qu'à l'égale d'un Wells, Verne a influencé énormément la littérature mais aussi le cinéma, et à fait le bonheur des grands studios.
Les studios de cinéma non pas mis longtemps à s'accaparer les histoires de Verne (dès 1902 avec Méliès). A l'époque de cette nouvelle adaptation - les années 50 - il y avait déjà eu de gros succès avec d'abord 20 000 lieux sous les mers de Richard Fleischer (1954) et ensuite Le tour du monde en 80 jours de Michael Anderson (1956). Curieusement Voyage au centre de la terre n'avait jamais été traité par le cinéma auparavant. La mise en scène est confiée au réalisateur Henry Levin qui avait réalisé avant des films comme L'armure noire (1955) ou encore Jicop le proscrit (1957).
Le défi pour le réalisateur, Henry Levin, était énorme et adapter un livre comme Voyage au centre de la terre n'est pas chose aisé. Tout d'abord pour mettre forme l'imagination de l'écrivain et ensuite rendre crédible un univers qui scientifiquement était déjà même à l'époque non crédible. C'est en jouant sur une certaine naïveté et sur le côté grande aventure que le réalisateur arrive à entraîner le spectateur et lui faire oublier un récit au demeurant peu crédible. Il faut dire qu'à l'époque où Verne a imaginé son histoire - 1968 - il restait beaucoup à découvrir sur le sous-sol de notre Terre et l'auteur pouvait laisser vaquer son imagination. Attention non-crédibilité ne veut pas dire non plus qu'il n'y a pas eu de réelles recherches ; ainsi il n'est pas rare de retrouver des termes géologiques véridiques. Le réalisateur et son équipe font preuve d'une véritable prouesse en 1959 pour nous offrir un véritable spectacle, avec des grandes scènes comme la découverte de la plage et ses « stégosaures » ou encore du royaume perdu de l'Atlantique. Même si souvent Kitch les effets spéciaux y ont gagné en poésie et accentuent le côté ‘légendaire'. Pour preuve de qualité sur le point technique ; n'oublions pas que le film avait était nominé en 1960 aux Oscars dans les catégories Meilleurs décors, Meilleurs effets spéciaux. On pourra cependant reprocher au réalisateur de ne pas assez faire attention à son final et sur le pourquoi du comment ils remontent aussi vite alors qu'ils sont à 160 Km sous terre. En 5 mn, Levin clôture son film et cumule les incohérences sur la remontée de ses héros, alors que la descente avait était si hasardeuse et trouver l'entrée encore plus difficile.
Côté distribution les acteurs jouent à la perfection. James Mason est la star du film et avait déjà participé à l'univers de Jules Verne dans 20 000 lieux sous les mers. Toujours crédible il arrive à aligner un texte souvent naïf mais qui paraît à la sortie de ses lèvres toujours crédible. Pat Boone qui lui partage l'affiche est à l'époque très connue pour la chanson- d'ailleurs l'acteur sur un passage avait dû utiliser ses talents de chanteur mais la séquence a été enlevé du montage final. Pour conclure le gros de la distribution c'est l'actrice Arlene Dahl qui représente la gente féminine du film. Femme au caractère bien trempé et qui rentre en parfaite adéquation avec le personnage de James Mason.
Le roman
Voyage au centre de la Terre est un roman de science-fiction, écrit en 1864 par Jules Verne. Il fut publié en édition originale in-18 le 25 novembre 1864, puis en gd in-8° le 13 mai 1867. Le texte de 1867 est différent de celui de 1864. Il comporte en effet deux chapitres de plus (45 au lieu de 43). Ayant découvert un manuscrit runique ancien, un savant, son neveu et leur guide entreprennent un voyage vers le centre de la Terre en y entrant par un volcan islandais éteint (le Snæffel). Comme à l'habitude de Jules Verne, le roman est un habile mélange de données scientifiques, d'extrapolations osées et d'aventure. L'introduction du roman reflète l'engouement d'alors pour une science jeune, la cryptologie (Edgar Poe y sacrifiera aussi dans la nouvelle Le scarabée d'or). La suite enchaîne sur une description de l'Islande de la fin du XIXe siècle, puis sur une vaste introduction à deux autres sciences en plein essor, la paléontologie et la géologie.
Le code du Voyage au centre de la terre
Le professeur Lidenbrock, éminent géologue, a acheté un livre d'un fameux auteur islandais du XII è s. En le montrant à son neveu Axel, les deux hommes découvrent un parchemin sur lequel sont dessinés des signes en runiques, des caractères islandais. Après avoir trouvé la clé du message, voici le déchiffrement de ce mystérieux parchemin qui va tout déclencher... Descends dans le cratère du Yocul de Sneffels que l'ombre du Scartaris vient caresser avant les calendes de Juillet, voyageur audacieux, et tu parviendras au centre de la terre. Ce que j'ai fait. Arne Saknussemm.
Sources
www.telerama.fr www.imdb.fr/title/tt0052948/ www.scifi-universe.com/critiques/664-12-voyage-au-centre-de-la-terre.htm
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Valaurie, 4 août 2010 - Place des Patineurs
A 21h30 - Le Tour du Monde en 80 jours
(Around the World in Eighty Days) 1956 - 2h54 - Couleur - VOST - Aventures
Le Film
L'anglais Phileas Fogg, riche clubman de Londres de la fin du XIXe siècle, fait le pari contre les membres de son club, de faire le tour du monde en 80 jours. En compagnie de Passepartout, son valet français qui est extrêmement futé, le gentleman va vivre de folles aventures. Il gagnera son pari de justesse, en ramenant une jolie épouse en la personne d'une jeune veuve hindoue qu'il avait arrachée au bûcher...
Générique
Réalisateur : Michael Anderson Acteurs : David Niven (Phileas Fogg), Cantinflas (Passe-partout), Shirley MacLaine (Aouda), Robert Newton (Fix), ... Scénaristes : James Poe, John Farrow, S. Perelman Image : Lionel Lindon Générique animé : Saul Bass Montage : Gene Ruggiero, Paul Weatherwax Sociétés de production : Michael Todd Company
A propos de cette œuvre
Adaptation du roman de Jules Verne, Le Tour du Monde en 80 jours fut l'une des plus grosses productions hollywoodiennes des années cinquante. En grande partie tourné en studio, il a nécessité cent quarante décors différents, soixante-neuf mille figurants et huit mille cinq cent animaux. L'idée du producteur Michael Todd était aussi de mettre en avant son nouveau système de cinéma en 70mm et le roman de Jules Verne lui offrait une belle occasion de présenter de vastes scènes fastueuses dans des registres forts différents suivant les pays traversés. Il n'y a pas vraiment de suspense sur le voyage en lui-même, ce Tour du Monde en 80 jours est donc surtout un spectacle. Le Technicolor est merveilleusement utilisé, notamment dans la traversée des Etats-Unis. Le film semble forcément un peu daté aujourd'hui, cet attrait de la découverte de pays lointains étant plus émoussé. L'ensemble reste plaisant. British jusqu'au bout des ongles, David Niven incarne un parfait Phileas Fogg.
Remarques
Le Tour du Monde en 80 jours comporte un grand nombre de courtes apparitions d'acteurs célèbres ("cameos"). Parmi les plus connus, on peut citer Martine Carol, Fernandel, Charles Boyer, Luis Miguel Dominguín, Charles Coburn, Peter Lorre, George Raft, Marlene Dietrich, John Carradine, Frank Sinatra, Buster Keaton, John Gielgud, Trevor Howard. L'utilisation du terme "cameo appareance" dans le cadre du cinéma viendrait d'ailleurs de ce film : certaines affiches avaient en effet aligné ces acteurs connus dans des ovales ("cameo" = "camée" en français). Le terme est toutefois d'origine plus ancienne dans le monde du théâtre.
Le roman
Le Tour du monde en quatre-vingts jours est un roman d'aventures, écrit en 1872 par Jules Verne et publié en 1873 par Pierre-Jules Hetzel à Paris. Il parut en feuilleton dans Le Temps du 6 novembre au 22 décembre 1872. Le roman raconte la course autour du monde d'un gentleman anglais, Phileas Fogg, qui a fait le pari d'y parvenir en 80 jours. Il est accompagné par Jean Passepartout, son serviteur français. L'ensemble du roman est un habile mélange entre récit de voyage (traditionnel pour Jules Verne) et données scientifiques comme celle utilisée pour le rebondissement de la chute du roman. Ce voyage extraordinaire est rendu possible grâce à la révolution des transports qui marque le XIXe siècle et les débuts de la révolution industrielle. L'apparition de nouveaux modes de transport (chemin de fer, marine à vapeur) et l'ouverture du canal de Suez en 1869 raccourcissent les distances, ou du moins le temps nécessaire pour les parcourir.
Sources
television.telerama.fr films.blog.lemonde.fr/2009/10/05/tour-monde-80jours/ fr.wikipedia.org/wiki/Le_Tour_du_monde_en_quatre-vingts_jours
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Chantemerle-lès-Grignan 5 août 2010 - Cours de la Mairie
A 21h30 - Le Phare du bout du monde
(The Light at the Edge of the World) 1971 - 2h03 - Couleur - VOST - Aventures
Le Film
1865, au cap Horn. Le capitaine Moriz, Felipe et Will Denton, un homme à la personnalité mystérieuse qui s'est réfugié au bout du monde après avoir commis un meurtre, gardent le phare totalement isolé. La paix règne sur la mer jusqu'au moment où un bateau, apparemment en détresse, jette l'ancre. Le capitaine et Felipe s'empressent d'aller au devant du navire afin de secourir l'équipage. Mais ils sont froidement assassinés par les corsaires que commande le redoutable Jonathan Kongre. William, du haut du phare, assiste à la scène. Il tente d'échapper aux assassins en se cachant au milieu des rochers environnants...
Générique
Réalisateur : Kevin Billington Acteurs : Kirk Douglas (Will Denton), Yul Brynner (Jonathan Kongre), Samantha Eggar (Arabella), Jean-Claude Drouot (Virgilio), Fernando Rey (Captain Moriz), Renato Salvatori (Montefiore), Massimo Ranieri (Felipe), Aldo Sambrell (Tarcante), Tito García (Emilio). Scénaristes : Tom Rowe, Rachel Billington Image : Henri Decaë, Cecilio Paniagua Lieu de tournage : Gironne, Cadaqués, Alicante, La Manga del Mar Menor, Espagne Société de production : Jet Films, The Bryna Company, Triumfilm
Jean-Claude Drouot
Passionné de théâtre, Jean-Claude Drouot abandonne des études de droit puis de médecine pour suivre les cours de théâtre à Paris de Charles Dullin. Repéré grâce à sa prestation dans Oreste en 1962, il débute à la télévision dans le rôle-titre de la célèbre série Thierry La Fronde. Acteur de théâtre et de télévision, Jean-Claude Drouot trouve quelques emplois au cinéma. Il s'y illustre pour la première fois en 1964 dans le film d'Agnès Varda Le Bonheur, qu'il interprète aux côtés de sa femme et de ses enfants. En 1970, Claude Chabrol fait de lui un toxicomane dans La Rupture. On le voit aussi dans le film de pirates produit par Kirk Douglas, Le Phare du bout du monde (1970). A la télévision, Jean-Claude Drouot est l'interprète des rôles-titres des séries populaires Thierry La Fronde (1963) et Gaston Phoebus (1977). Avec quelques amis il fonde La Coopérative Théâtrale où ils sont producteurs et acteurs. Sur les planches, il joue notamment Cyrano de Bergerac (1979 et 1985), Les Trois Mousquetaires (1982) et Kean (1983).En 1984, il est devenu directeur du Centre dramatique national de Reims et, de 1985 à 1989, il a assuré la direction du Théâtre National de Belgique. Il est entré à la Comédie-Française en 1999.
Sources
www.telerama.fr www.imdb.fr/title/tt0067345/ cinema.encyclopedie.personnalites.bifi.fr/index.php?pk=62165
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